Mon adresse IP : la voici, et ce qu’elle révèle vraiment

Votre adresse IP publique

216.73.216.245

IPv4

Cette page ne transmet votre adresse à aucun service tiers : elle la lit dans votre propre requête et l’affiche. Une seule recherche est effectuée, une requête DNS pour retrouver le nom d’hôte associé à votre bloc d’adresses ; son résultat est gardé une heure dans un cache technique, associé à une empreinte de votre adresse et non à l’adresse elle-même. Nous ne conservons pas votre adresse.

Cette page lit l’adresse qui figure dans votre requête et l’affiche. Elle n’interroge aucun service tiers, ne conserve rien, et ne cherche pas à vous géolocaliser. C’est volontaire : la plupart des pages « mon IP » envoient votre adresse à une API de géolocalisation pour afficher une ville, ce qui fait de cette API un destinataire de vos données. Nous avons préféré nous en passer.

Ce que votre navigateur annonce en plus de l’adresse

L’adresse n’est qu’une partie de ce que vous venez de transmettre. Le tableau ci-dessous est construit à partir de votre requête : à une exception près — le nom d’hôte, expliqué juste en dessous — rien n’a demandé la moindre recherche extérieure. Chaque site que vous ouvrez reçoit exactement la même chose.

Version du protocoleIPv4
Pays (approximatif)États-Unis
Signal « Do Not Track »non envoyé
Signal « Global Privacy Control »non envoyé
Page précédente transmiseoui

À l’exception du nom d’hôte, aucune de ces informations n’a demandé de recherche extérieure : elles figurent dans la requête que votre navigateur vient d’envoyer. Tout site que vous consultez les reçoit de la même manière, sans avoir à vous le demander.

Le nom d’hôte, et pourquoi il nomme souvent votre opérateur

Si une ligne « nom d’hôte » apparaît, elle vient du DNS inverse : chaque bloc d’adresses peut porter un nom, choisi par l’opérateur qui l’exploite. En France ce nom trahit régulièrement le fournisseur d’accès et la technologie de raccordement, parfois même la zone de rattachement. C’est l’information la plus concrète de cette page, et c’est aussi celle que la plupart des pages « mon IP » n’affichent pas.

Elle est absente dans deux cas parfaitement normaux : l’opérateur n’a pas renseigné de nom pour ce bloc, ou vous passez par un VPN dont les blocs sont volontairement anonymes. Une absence ne signifie rien de particulier.

Deux précisions sur la manière dont nous l’obtenons, puisque cette page prétend être franche là-dessus. La recherche est faite après l’affichage, pour qu’un résolveur lent ne ralentisse pas la page ; et le résultat est gardé une heure dans un cache technique, associé à une empreinte de votre adresse et non à l’adresse elle-même. Rien d’autre n’est conservé.

Le pays : d’où il vient, et ce qu’il vaut

Quand la ligne « pays » s’affiche, elle ne provient pas d’un service de géolocalisation que nous aurions interrogé. Ce site est diffusé par un réseau de distribution, Cloudflare, qui se trouve déjà sur le trajet de chacune de vos requêtes et qui y ajoute le pays qu’il déduit du bloc d’adresses. Nous lisons cette indication, nous ne la demandons à personne : votre adresse n’est envoyée à aucun tiers supplémentaire.

Sa valeur est celle de toutes les bases de géolocalisation : fiable à l’échelle du pays, approximative en dessous. C’est la raison pour laquelle nous n’affichons ni ville ni coordonnées. Ce serait plus impressionnant, et souvent faux — voir la question sur les villes fausses plus bas.

Navigateur et système : ce que vous « annoncez »

Le mot est choisi. Ces deux lignes sont lues dans un en-tête que votre navigateur envoie de lui-même, et dont il contrôle entièrement le contenu : on peut le modifier, et un iPad en mode ordinateur se présente d’ailleurs comme un Mac. Nous n’affichons volontairement aucun numéro de version, parce que les navigateurs réduisent délibérément la précision de cet en-tête depuis plusieurs années et qu’une version lue là est souvent inexacte.

Les deux signaux de confidentialité

Les dernières lignes indiquent si votre navigateur émet deux demandes explicites de non-suivi, et elles ne se valent pas.

  • Do Not Track est une intention polie que presque aucun site n’honore. Le voir « envoyé » ne vous protège de rien en pratique ; le projet a d’ailleurs été abandonné.
  • Global Privacy Control est plus jeune et beaucoup plus sérieux : dans certaines juridictions il constitue une opposition juridiquement opposable, que les sites concernés doivent respecter.

Aucun des deux ne masque votre adresse, et aucun VPN ne les active. Ils figurent ici parce qu’ils font partie de ce que votre requête raconte, et parce que la différence entre les deux vaut d’être connue.

Ce que cette adresse révèle vraiment

Une adresse IP publique identifie un accès réseau, pas une personne. Ce qu’un site consulté peut en déduire tient en trois choses : le nom de votre fournisseur d’accès, une localisation approximative, et le fait que plusieurs visites viennent du même endroit.

La localisation est le point le plus mal compris. Elle ne vient pas d’un GPS mais des registres d’attribution : le RIPE NCC alloue des blocs d’adresses aux opérateurs européens, et les opérateurs déclarent où ils les utilisent. Le pays est presque toujours juste. La ville, souvent non : elle correspond fréquemment au nœud régional de l’opérateur plutôt qu’à votre commune. Un abonné marseillais qui se voit affiché à Paris n’a pas un bug devant lui, il a le fonctionnement normal du système.

Ce qu’elle ne révèle pas : votre nom, votre adresse postale, votre identité. Seul votre fournisseur d’accès détient la correspondance entre une adresse, une date et un abonné, et il ne la communique que sur réquisition judiciaire. Un site que vous visitez voit une adresse ; il ne voit pas qui est derrière.

Adresse publique et adresse privée : deux choses différentes

Si vous avez déjà vu un nombre commençant par 192.168. dans les réglages de votre ordinateur, ce n’était pas cette adresse-ci. Il existe deux couches :

  • L’adresse privée — attribuée par votre box à chaque appareil du logement. Elle commence par 192.168., 10. ou 172.16 à 172.31. Ces plages sont réservées à l’usage interne et ne circulent pas sur Internet : des millions de logements utilisent exactement les mêmes.
  • L’adresse publique — celle affichée en haut de cette page. Elle est attribuée à votre box par votre opérateur, et c’est la seule que voient les sites que vous consultez.

La box fait la traduction entre les deux. C’est pourquoi votre téléphone, votre télévision et votre ordinateur apparaissent tous sous la même adresse publique vue de l’extérieur, alors qu’ils ont chacun la leur en interne.

Le cas que personne ne mentionne : l’adresse partagée

Il existe une troisième situation, de plus en plus courante, et elle change la donne. Faute d’adresses IPv4 disponibles, beaucoup d’opérateurs placent plusieurs abonnés derrière une même adresse publique. Le procédé s’appelle CGNAT (carrier-grade NAT) et il est la norme sur les réseaux mobiles français, ainsi que sur une partie des offres fixes.

Dans ce cas, l’adresse affichée ci-dessus n’est pas la vôtre : c’est celle que vous partagez avec d’autres abonnés au même instant. Deux conséquences concrètes. D’abord, un site qui vous « identifie » par cette adresse identifie en réalité un groupe. Ensuite, si vous cherchez à héberger quelque chose chez vous — un serveur de jeu, un accès à distance, un partage de fichiers — cela ne fonctionnera pas, parce qu’aucun port ne vous appartient en propre.

C’est aussi la raison pour laquelle un blocage « par adresse IP » touche parfois des gens qui n’ont rien fait : ils partagent l’adresse de quelqu’un d’autre.

Pourquoi votre adresse change parfois toute seule

La plupart des accès résidentiels français sont dits dynamiques : l’opérateur vous prête une adresse pour une durée déterminée, appelée bail DHCP, que votre box renouvelle automatiquement. En théorie l’adresse peut donc changer. En pratique, tant que la box reste allumée et renouvelle son bail, elle garde très souvent la même adresse pendant des semaines.

Ce qui la fait changer : une coupure assez longue pour que le bail expire, une intervention de l’opérateur, un changement d’équipement. Ce qui ne la fait généralement pas changer : redémarrer la box trente secondes. Nous détaillons ce que chaque méthode donne réellement dans changer d’adresse IP.

IPv4, IPv6, et pourquoi la vôtre est peut-être très longue

Si l’adresse en haut de cette page ressemble à 2a01:e0a:... plutôt qu’à quatre nombres séparés par des points, vous nous avez joints en IPv6. Les deux formats coexistent : IPv4 utilise 32 bits, ce qui plafonne à environ 4,3 milliards d’adresses — épuisées depuis longtemps —, IPv6 en utilise 128 et lève définitivement la contrainte.

La France est l’un des pays les plus avancés au monde sur ce déploiement : chez plusieurs opérateurs, l’IPv6 est actif par défaut. Ce n’est pas un détail cosmétique, et c’est même le point important de cette section : beaucoup de VPN ne transportent que l’IPv4. Sur une connexion qui dispose des deux, le trafic IPv6 peut alors sortir en dehors du tunnel, avec votre vraie adresse — un tunnel actif, et une fuite quand même. C’est l’un des mécanismes décrits dans fuite DNS.

Ce qu’un VPN change, exactement

Un VPN remplace l’adresse que voient les sites par celle de son serveur. C’est tout, et c’est déjà beaucoup : la localisation apparente change, votre opérateur ne voit plus quels sites vous joignez, et un site ne peut plus relier vos visites à votre accès.

Ce que cela ne fait pas, et qui mérite d’être dit puisque nous vivons de liens vers ces services : si vous êtes connecté à un compte, le site sait qui vous êtes, adresse ou pas. Les cookies déjà déposés restent. Et l’empreinte de votre navigateur — résolution, polices, fuseau horaire, version du système — reste largement la même. Changer d’adresse IP est une mesure utile, pas une cape d’invisibilité. Le fonctionnement complet est détaillé dans qu’est-ce qu’un VPN.

Pour aller plus loin : ce qu’est une adresse IP publique, comment trouver l’adresse d’un appareil de votre réseau, et ce que vaut la géolocalisation par IP.

Questions fréquentes

Quelqu’un peut-il me retrouver avec mon adresse IP ?

Retrouver votre opérateur et votre région, oui. Votre identité, non : la correspondance entre une adresse et un abonné n’existe que chez le fournisseur d’accès, qui ne la communique que sur réquisition judiciaire. Les sites qui promettent de « localiser une adresse IP » précisément vendent la précision qu’ils n’ont pas.

Mon adresse IP est-elle une donnée personnelle ?

Oui, au sens du RGPD, dès lors qu’elle peut être rattachée à une personne — ce que la CNIL et la jurisprudence européenne retiennent de longue date. C’est précisément pour cette raison que cette page ne l’envoie à aucun tiers.

Pourquoi la ville affichée par les autres sites est-elle fausse ?

Parce qu’elle est déduite des registres d’attribution d’adresses, pas de votre position. Le résultat renvoie souvent le point de raccordement régional de l’opérateur. À l’échelle du pays c’est fiable ; à l’échelle de la commune, il ne faut pas s’y fier.

Faut-il masquer son adresse IP ?

Cela dépend entièrement de ce qui vous inquiète. Contre l’observation de votre navigation par votre opérateur, ou sur un réseau que vous ne contrôlez pas, c’est efficace — voir VPN et Wi-Fi public. Contre le suivi publicitaire, l’adresse n’est qu’un signal parmi beaucoup d’autres et la masquer seule change peu de choses.

Deux appareils chez moi affichent la même adresse : est-ce normal ?

Oui. Tous les appareils d’un même logement sortent sous l’adresse publique de la box. Leurs adresses privées, en 192.168., diffèrent, mais celles-là ne quittent pas votre réseau.

Est-il légal de changer d’adresse IP ou d’utiliser un VPN en France ?

Oui. L’usage d’un VPN est licite en France, et ce que vous en faites reste soumis au droit commun : ce qui est interdit sans VPN le reste avec. Le détail est dans VPN interdit en France ?.

Vérifier et changer son adresse IP