VPN no-log : ce que la promesse vaut, et comment la vérifier
31/08/2026
Senast uppdaterad: 31/08/2026
Tous les fournisseurs de VPN annoncent une politique « no-log », c’est-à-dire de non-conservation des journaux de connexion. La promesse est donc sans valeur discriminante : ce qui compte, c’est ce qui la soutient.
Pourquoi ça compte plus que le reste
Un VPN déplace la confiance. Sans lui, votre fournisseur d’accès voit quels sites vous ouvrez ; avec lui, c’est le fournisseur du VPN qui est en position de le voir. Vous ne supprimez pas l’observateur, vous en changez. Toute la question est donc de savoir ce que celui-ci conserve.
Ce que « no-log » ne veut pas dire
Aucun service ne fonctionne sans données. La distinction utile est entre les journaux d’activité — quels sites, à quelle heure, depuis quelle adresse — et les données de compte et d’exploitation : votre adresse e-mail, votre paiement, le volume agrégé, le nombre de connexions simultanées. Un fournisseur peut sincèrement ne rien conserver de la première catégorie tout en gardant la seconde, et c’est le cas normal.
Méfiez-vous donc de la formulation absolue. « Nous ne conservons aucune donnée » est faux chez tout le monde ; « nous ne conservons aucun journal d’activité » est une affirmation précise et vérifiable.
Les trois éléments qui transforment une promesse en indice
- Un audit indépendant, avec le nom du cabinet et l’année. C’est pourquoi nos fiches écrivent « Deloitte, 2025 » plutôt que « audité » : un audit de 2018 ne dit rien de l’infrastructure actuelle, et « audité » sans source ne dit rien du tout. Notez aussi qu’un audit constate une configuration à une date donnée — ce n’est pas une garantie permanente.
- La juridiction. Un fournisseur reste soumis au droit du pays où il est établi, et peut y être contraint de coopérer. C’est une contrainte structurelle qu’aucune politique interne ne surpasse.
- Une mise à l’épreuve réelle. La preuve la plus solide est celle d’un fournisseur sommé de produire des données et incapable de le faire. C’est rare, et c’est autrement plus convaincant qu’une page marketing.
Nous n’avons accès ni aux serveurs ni aux procédures internes des fournisseurs. Nous ne pouvons donc pas certifier qu’un service ne conserve rien — personne d’extérieur ne peut. Ce que nous faisons est plus modeste et plus honnête : rapporter qui a été audité, par qui, quand, et sous quel droit le service opère.
Questions fréquentes
Un VPN no-log me rend-il anonyme ?
Non. Si vous êtes connecté à vos comptes, ces services savent qui vous êtes indépendamment du VPN. La non-conservation concerne ce que voit le fournisseur du VPN, pas votre identité en ligne.
Les offres gratuites ont-elles une politique de non-conservation ?
C’est la question centrale à leur sujet. Un service gratuit se finance d’une manière ou d’une autre, et la revente de données de navigation en est une. Les seules offres gratuites que nous retenons viennent d’éditeurs payants, dont le modèle ne repose pas là-dessus. Voir VPN gratuit.
Le pays du fournisseur change-t-il quelque chose en pratique ?
Oui, sur ce qu’il peut être contraint de faire. C’est un critère à considérer avec l’audit, pas à la place.
Voir aussi : VPN et torrent, les protocoles, et nos avis détaillés.
