Avis ProtonVPN 2026 : le choix suisse et open source

ProtonVPN est le seul service du comparatif dont on peut lire le code. Édité par la société suisse à l’origine de Proton Mail, il publie ses rapports d’audit, ouvre le code source de ses applications et propose la seule offre gratuite du comparatif sans plafond de données. Si la confidentialité est votre premier critère et non un argument commercial, la discussion commence ici.

ProtonVPNMeilleur pour la confidentialité
2,99 €/mois64 % de réduction
Serveurs20 500+
Pays148
Appareils10
ProtocoleWireGuard
Garantie30 jours
AuditSecuritum, 2025

À qui s’adresse ProtonVPN ?

À qui veut pouvoir vérifier plutôt que croire. Journalistes, chercheurs, personnes travaillant sur des sujets sensibles — mais aussi, plus simplement, à qui refuse de confier son trafic à une société dont il ne peut inspecter ni le code, ni la juridiction, ni les audits. L’offre gratuite sans limite de données en fait par ailleurs le meilleur point d’entrée pour essayer un VPN sans rien payer.

Ce que ProtonVPN fait bien

  • La juridiction suisse. Hors Union européenne et hors des alliances de partage de renseignement, avec un droit de la vie privée parmi les plus protecteurs.
  • Le code source ouvert. Les applications sont publiées et auditées ; les rapports le sont aussi, et publiquement — pas réservés aux abonnés.
  • Le réseau. Plus de 20 500 serveurs dans 148 pays — la couverture la plus large du comparatif.
  • Secure Core. Le trafic peut être routé par plusieurs pays avant sa sortie, ce qui protège même si le serveur de sortie est compromis.
  • Une offre gratuite sans limite de données, cas unique parmi les services sérieux.
  • L’audit. Quatrième vérification consécutive par Securitum, en 2025, avec rapport public.

Les limites de ProtonVPN

  • L’interface est plus technique que la moyenne du comparatif. Ce n’est pas le premier VPN à conseiller à quelqu’un qui veut un seul bouton.
  • Le prix. 2,99 €/mois, soit 50 % de plus que Surfshark ou Private Internet Access.
  • L’offre gratuite est volontairement bridée ailleurs que sur le volume : choix de pays restreint, débits inférieurs, pas de Secure Core ni de P2P.

L’offre gratuite de Proton VPN : la seule du comparatif sans limite de volume

C’est la raison principale de venir chez Proton, et elle est sans équivalent parmi les sept services comparés. L’offre gratuite ne comporte aucune limite de volume, ne diffuse aucune publicité, et — cas rare — inclut le coupe-circuit.

  • Un appareil à la fois, contre dix sur les formules payantes.
  • Dix pays, attribués automatiquement : vous ne choisissez pas la destination.
  • Débit qualifié de moyen par l’éditeur. Volume illimité ne veut pas dire débit illimité — c’est la confusion la plus fréquente sur ce sujet.
  • Ni serveurs streaming ni pair-à-pair. Si votre besoin est de débloquer une plateforme, cette offre ne le fera pas, et c’est écrit.

Le point qui distingue vraiment cette offre : les serveurs gratuits sont inclus dans le périmètre de l’audit Securitum de juin 2026. Beaucoup d’offres gratuites vivent hors du champ des vérifications faites sur le produit payant ; ce n’est pas le cas ici. La mise en garde générale sur les VPN gratuits — un service sans revenu doit bien être financé, et plusieurs l’ont été par la revente de données — ne s’applique donc pas de la même manière. Comment lire une offre gratuite.

Applications entièrement ouvertes, et un refus assumé des serveurs sans disque

Deux choix techniques mettent Proton à part, et vont dans le même sens : rendre les affirmations vérifiables plutôt que crédibles.

Toutes les applications sont publiées en source ouverte — Android, iOS, macOS, Windows, Linux et l’extension de navigateur. Avec Private Internet Access, c’est le seul service du comparatif dans ce cas. N’importe qui peut vérifier ce que fait le client, ce qui vaut mieux qu’une promesse. L’infrastructure serveur, en revanche, n’est pas ouverte — aucun service ne l’est.

Sur les serveurs sans disque, Proton fait l’inverse de tous les autres : il argumente publiquement contre. Le raisonnement est qu’un serveur physique détenu en propre, avec chiffrement intégral du disque, offre un meilleur contrôle qu’un serveur loué fonctionnant en mémoire. C’est le seul service du comparatif à défendre cette position plutôt qu’à se réclamer du sans-disque — position opposée à celle d’ExpressVPN, qui est le seul dont l’affirmation inverse repose sur un examen publié. Les deux raisonnements se défendent ; ce qui compte est qu’ils soient explicites.

Côté protocoles, aux classiques WireGuard, OpenVPN et IKEv2 s’ajoute Stealth, un protocole maison décrit comme un tunnel TLS masqué sur TCP, destiné aux réseaux qui filtrent le VPN. Sa dérivation technique n’est pas communiquée. Proton propose aussi la redirection de port sur les offres payantes, sous Windows, macOS et Linux, sur les serveurs pair-à-pair uniquement — ce que la moitié du comparatif ne fait pas du tout. Comparer les protocoles.

Prix et abonnements

2,99 €/mois sur l’engagement long, soit environ 64 % de réduction. Garantie de 30 jours. L’offre gratuite ne nécessite aucun moyen de paiement.

L’affaire de 2021 concernait Proton Mail, pas Proton VPN

Cette confusion revient si souvent qu’elle mérite un paragraphe à elle seule. En septembre 2021, une adresse IP a été journalisée sur injonction suisse dans une affaire très commentée. Elle concernait le service de messagerie du même éditeur, pas le VPN. Ce sont deux produits, deux bases légales et deux régimes techniques distincts.

Pour le VPN, aucun cas documenté ne met la politique de non-conservation à l’épreuve — ni dans un sens ni dans l’autre. C’est une absence de preuve, pas une preuve d’absence, et nous la présentons comme telle. À comparer avec Private Internet Access, dont la politique a été testée deux fois devant des tribunaux américains.

Sur la transparence, une réserve d’honnêteté : l’éditeur déclare 458 injonctions suisses depuis 2017, toutes refusées. C’est une déclaration qu’aucune décision publique ne vient corroborer. Nous la rapportons parce qu’elle est publiée, et nous signalons qu’elle n’est pas vérifiable de l’extérieur. L’éditeur ne publie pas d’avertissement de mandat, qu’il juge sans portée en droit suisse — argument défendable, et cohérent avec sa position générale.

Proton VPN et le streaming : ce que nous pouvons dire, et ce que nous ne pouvons pas

Nous n’avons pas testé le déblocage et nous ne reprenons pas les affirmations de l’éditeur comme un résultat vérifié. Une plateforme géo-bloquée applique deux filtres successifs : le pays déduit de l’adresse IP, puis une liste d’adresses reconnues comme appartenant à des centres de données — qui bloque les serveurs VPN quel que soit le pays affiché. Cette liste change sans préavis, dans les deux sens, et c’est pourquoi ce site ne publie aucun tableau « ça marche / ça ne marche pas ». Le mécanisme est illustré sur notre page sur le streaming.

Deux éléments concrets tout de même. Le parc annoncé est le plus large du comparatif — 20 660 serveurs, 148 pays, 194 localisations — relevé le 1er septembre 2026 sur un compteur dynamique et sans date de publication. Et, point décisif : l’offre gratuite exclut les serveurs streaming. Si le déblocage est votre objectif, la formule gratuite ne répond pas à la question, quel que soit le résultat obtenu par ailleurs.

Remboursement et résiliation

La résiliation se fait depuis votre compte à tout moment ; le service reste actif jusqu’au terme payé. Une particularité utile chez Proton : vous pouvez revenir à l’offre gratuite plutôt que de partir, ce qui n’existe pas chez les services sans formule gratuite.

Si vous avez souscrit via l’App Store ou Google Play, la demande de remboursement relève de la boutique et non de l’éditeur, avec ses propres délais et ses propres règles. Souscrire directement simplifie cette étape.

Confidentialité, juridiction et audit

Société suisse. Applications à code source ouvert, rapports d’audit publiés par Securitum et accessibles sans compte. C’est la combinaison la plus vérifiable du comparatif : là où les autres publient une conclusion d’audit, Proton publie le code et le rapport.

Les alternatives à ProtonVPN

Private Internet Access est également open source et moins cher, mais établi aux États-Unis. NordVPN est plus simple et plus rapide à l’usage, sans le code ouvert. hide.me propose aussi une offre gratuite, plafonnée à 10 Go par mois.

Fiche technique : ce qui est publié, et par qui

Ces éléments sont vérifiables — ce ne sont pas nos mesures. Nous n’avons pas testé Proton VPN. Chaque ligne renvoie soit à un tiers (auditeur, tribunal, presse), soit à une déclaration de l’éditeur sur lui-même, et dans ce second cas nous le disons. Relevé le 1er septembre 2026.

Éditeur et juridiction
Proton AG, Genève, SuisseLa Suisse est hors Union européenne et hors des alliances de renseignement anglo-saxonnes. L’éditeur soutient qu’aucune obligation de journalisation ne pèse sur un service VPN dans le cadre légal suisse actuel.
Dernière vérification indépendante
Securitum, publiée le 16 juin 2026Cinquième audit annuel, travaux sur site à Zurich du 20 au 22 mai 2026. Périmètre : infrastructure des serveurs de production et politique de non-conservation, serveurs gratuits inclus.
Ce que cet audit ne couvre pas
Les applicationsElles font l’objet d’examens séparés. Le rapport 2026 n’est pas hébergé par l’auditeur : la page publique de Securitum ne liste que les millésimes 2022 à 2025.
Serveurs sans disque
Non, et c’est délibéréPosition publique contre l’approche : serveurs physiques détenus en propre, avec chiffrement intégral du disque. Le seul service du comparatif à argumenter contre le sans-disque plutôt qu’à s’en réclamer.
Protocoles
WireGuard, OpenVPN, IKEv2, StealthStealth est maison, décrit comme un tunnel TLS masqué sur TCP, destiné aux réseaux qui filtrent le VPN. Sa dérivation technique n’est pas communiquée.
Coupe-circuit
Toutes les plateformes, offre gratuite compriseOptionnel, avec un mode permanent sur Windows, Linux et iOS. Peu de services l’incluent dans une offre gratuite.
Redirection de port
OuiOffres payantes, sur Windows, macOS et Linux, serveurs pair-à-pair uniquement.
Connexions simultanées
10 (1 sur l’offre gratuite)
Parc annoncé
20 660 serveurs, 148 pays, 194 localisations chiffre de l’éditeurCompteur dynamique, sans date de publication ; relevé le 1er septembre 2026.
Rapport de transparence
Oui, mis à jour en juillet 2026458 injonctions suisses depuis 2017, toutes refusées selon l’éditeur — une déclaration qu’aucune décision publique ne vient corroborer. Pas d’avertissement de mandat, jugé sans portée en droit suisse.
Applications ouvertes
Oui, toutesAndroid, iOS, macOS, Windows, Linux et l’extension de navigateur, dépôts publics. L’infrastructure serveur, elle, n’est pas ouverte.
Non-conservation confrontée à une procédure
Aucun cas documenté pour le VPNL’affaire souvent citée de septembre 2021, où une adresse IP a été journalisée sur injonction suisse, concernait le service de messagerie du même éditeur, pas le VPN. La confusion est fréquente et vaut d’être dissipée.
Offre gratuite
Sans limite de volume, 1 appareilDix pays attribués automatiquement, débit qualifié de moyen, sans publicité. Sans accès aux serveurs streaming ni pair-à-pair. Volume illimité ne veut pas dire débit illimité.

Sources : Audit Securitum 2026 · Rapport Securitum 2025 (PDF) · Pourquoi pas de serveurs sans disque · Redirection de port · Code source des applications · Rapport de transparence.

Questions fréquentes

L’offre gratuite est-elle vraiment illimitée en données ?

Oui pour le volume. Elle est restreinte sur le choix des pays, les débits et les fonctions avancées.

Pourquoi la Suisse change-t-elle quelque chose ?

Le pays est hors Union européenne et hors des alliances de partage de renseignement, et son droit encadre strictement les demandes de données. Cela ne rend rien impossible, mais la procédure est plus exigeante.

Le code ouvert est-il un avantage réel ?

Il permet à des tiers de vérifier ce que fait l’application, plutôt que de s’en tenir à la parole de l’éditeur. C’est ce qui distingue une politique de non-conservation vérifiable d’une politique affirmée.

Combien d’appareils ?

Dix appareils simultanément sur l’offre payante.

Comment nous établissons cet avis

Cet avis repose sur les spécifications publiées par l’éditeur, les rapports d’audit indépendants lorsqu’ils existent, la juridiction de la société et les tarifs affichés par l’éditeur, relevés le 8 septembre 2026 et susceptibles de changer selon les promotions en cours. Nous n’avons pas conduit nos propres mesures de débit ni nos propres tests de déblocage : le jour où nous le ferons, la méthode et les chiffres seront publiés ici. Quand un fournisseur ne communique pas une information, nous l’écrivons au lieu de l’estimer.

Les fournisseurs présentés sur cette page nous versent une commission si vous souscrivez via nos liens, sans surcoût pour vous. Cela ne change ni les spécifications, ni les prix affichés, ni la rubrique « Les limites ». Cela peut en revanche influencer l’ordre dans lequel les fournisseurs apparaissent dans nos comparatifs. Voir comment nous sommes financés.