Avis hide.me 2026 : un no-log sérieux, un audit daté

hide.me coche les cases de la confidentialité sur le papier : éditeur établi en Malaisie, hors Union européenne et hors des alliances de partage de renseignement, politique de non-conservation stricte, cinq protocoles au choix et l’une des offres gratuites les plus généreuses du marché. Une réserve, et elle est de taille : la dernière vérification indépendante publiée date de juin 2024, la plus ancienne de ce comparatif.

hide.meMeilleur pour le no-log
2,20 €/mois79 % de réduction
Serveurs2 600+
Pays91
Appareils10
ProtocoleWireGuard
Garantie30 jours
AuditSecuritum, 2024

À qui s’adresse hide.me ?

À qui veut essayer un VPN sérieux sans payer — l’offre gratuite de 10 Go par mois suffit à un usage occasionnel — et à qui accorde de l’importance au pays d’établissement. Beaucoup moins à qui exige une vérification indépendante récente.

Ce que hide.me fait bien

  • La juridiction. Société établie en Malaisie : hors Union européenne, hors des alliances de renseignement, sans obligation de conservation applicable.
  • Une offre gratuite de 10 Go par mois, sans obligation de fournir un moyen de paiement.
  • Cinq protocoles au choix, dont WireGuard — plus de latitude technique que la plupart des concurrents, qui n’en exposent qu’un ou deux.
  • Une politique de non-conservation stricte et documentée.

Les limites de hide.me

  • L’audit. La dernière vérification indépendante remonte au 7 juin 2024 et a été menée par Securitum, un cabinet polonais, sur la politique de non-conservation. Son périmètre est étroit : modélisation des menaces, revue des configurations, instantané d’un seul conteneur — ni les applications, ni l’infrastructure complète. Pour un service dont l’argument principal est la non-conservation, deux ans et trois mois restent le délai le plus long de ce comparatif : les cinq autres ont publié un rapport en 2025. À son crédit, le rapport de Securitum est public, ce qui n’est pas le cas de tous ceux cités ici.
  • Un réseau plus petit que celui des leaders du comparatif.
  • Le décompte de pays inclut des localisations virtuelles — c’est-à-dire des adresses attribuées à un pays où aucun serveur physique ne se trouve. Fréquent dans le secteur, rarement précisé.

Une offre gratuite sans inscription : ni compte, ni adresse électronique

C’est la particularité de hide.me, et elle est unique dans notre comparatif. L’offre gratuite ne demande aucun compte et aucune adresse électronique. Vous installez, vous connectez, c’est tout.

Cela mérite d’être souligné parce que la contradiction habituelle des offres gratuites est là : on vous propose de masquer votre adresse IP en échange de votre adresse électronique, c’est-à-dire d’un identifiant durable. Ici, il n’y a rien à donner. Le volume n’est pas limité non plus.

  • Un appareil à la fois, contre dix sur les formules payantes.
  • Huit localisations seulement.
  • Débit bridé, et serveurs streaming exclus.

Avec l’offre de Proton VPN, c’est l’une des deux seules formules gratuites de notre comparatif que nous jugeons défendables : le modèle économique est identifiable, puisque le gratuit sert de vitrine à un service payant. C’est le critère qui compte davantage que les caractéristiques — pourquoi, et comment lire une offre gratuite.

Le journal temporaire que l’éditeur reconnaît

hide.me communique sur une politique sans journalisation, comme tout le monde. Sa politique de confidentialité, en vigueur depuis janvier 2023, est plus précise que la moyenne et mérite d’être citée telle quelle : un journal temporaire de dépannage existe.

Il contient un pseudonyme aléatoire et une adresse interne non publique, il n’est pas persistant, et il est effacé toutes les quelques heures. C’est documenté, c’est modeste, et cela ne permet pas de reconstituer une navigation. Mais ce n’est pas « aucun journal », et nous préférons le dire.

Notre lecture : la transparence de cet aveu vaut mieux qu’un « zéro log » absolu qu’aucun service ne peut tenir à la lettre — tout serveur écrit quelque chose. Un éditeur qui décrit précisément ce qu’il conserve et pour combien de temps donne au lecteur de quoi juger. Un éditeur qui affirme ne rien conserver du tout demande de le croire. Ce qu’une politique sans journalisation veut dire en pratique.

À noter par ailleurs : aucune procédure publique n’a mis cette politique à l’épreuve. L’éditeur déclare que le cas ne s’est jamais présenté. C’est une absence de preuve, pas une preuve.

Prix et abonnements

2,20 €/mois sur l’engagement long, soit environ 79 % de réduction. Garantie de 30 jours. Offre gratuite de 10 Go par mois, sans carte bancaire.

L’audit le plus ancien du comparatif — et une formulation que nous ne reprenons pas

La politique de non-conservation a été examinée par Securitum, cabinet polonais, rapport daté du 7 juin 2024. Travaux menés du 19 mars au 6 juin 2024, sur le produit dans son état du 15 mars 2024. Point positif, et rare : le rapport est public, ce qui n’est pas le cas de tous ceux de ce comparatif — plusieurs sont réservés aux clients connectés.

Deux réserves, en revanche. La première est l’ancienneté : deux ans et trois mois au moment où nous écrivons, la plus ancienne vérification des sept services. Le rapport lui-même rappelle que des audits périodiques sont nécessaires — un instantané de mars 2024 ne dit rien de l’infrastructure de 2026.

La seconde porte sur la communication. Les pages de l’éditeur écrivent que « cette année, Securitum a de nouveau confirmé » la politique, alors que le seul rapport publié date de juin 2024. Nous ne reprenons pas cette formulation, et nous la signalons parce qu’elle est exactement le genre de tournure qu’un comparatif recopie sans vérifier.

Le périmètre de l’audit est également plus restreint qu’il n’y paraît : modélisation des menaces, revue des configurations, instantané d’un seul conteneur, entretiens et processus de déploiement. Ni les applications, ni l’infrastructure complète, ni un test de sécurité. C’est d’ailleurs cet audit qui décrit une image de conteneur persistante contenant un journal du démon VPN — sans données utilisateur, mais en contradiction avec l’affirmation « sans disque » qu’un article d’aide avance par ailleurs.

Cinq protocoles, et une redirection de port dynamique

Sur le plan technique, hide.me propose davantage d’options que tous les autres services du comparatif.

  • Cinq protocoles : WireGuard, OpenVPN, IKEv2, SSTP et SoftEther. PPTP et L2TP, obsolètes, ont été retirés. Cette diversité est utile sur les réseaux qui filtrent : quand l’un est bloqué, il en reste quatre. Lequel choisir et quand.
  • Redirection de port dynamique, par UPnP et NAT-PMP, sur les applications de bureau — l’un des trois seuls services du comparatif à la proposer. Voir le VPN et le torrent.
  • Coupe-circuit activé par défaut sur le bureau, via un pare-feu maison sous Windows et macOS. Sur mobile, il passe par la fonction système de VPN permanent. Un article d’aide affirme une disponibilité sur toutes les applications, ce que la page produit ne confirme pas — vérifiez dans vos réglages. Pourquoi ce réglage compte.

Un mot sur le parc, parce que le décompte prête à confusion : l’éditeur annonce plus de 2 600 serveurs et plus de 92 localisations, et ne communique pas de nombre de pays. Or 92 localisations ne se convertissent pas en 92 pays — plusieurs peuvent se trouver dans le même. Les comparatifs qui affichent « 92 pays » pour hide.me ajoutent une information que l’éditeur ne fournit pas.

Confidentialité, juridiction et audit

Siège en Malaisie. La politique de non-conservation est claire et le pays d’établissement favorable ; la dernière vérification indépendante publiée date de juin 2024. Nous le signalons plutôt que de compter l’audit comme un acquis : deux ans et trois mois, c’est le délai le plus long de ce comparatif, et la politique de confidentialité reconnaît par ailleurs un journal de dépannage non persistant.

Les alternatives à hide.me

ProtonVPN propose la même orientation confidentialité avec des audits récents, du code ouvert et une offre gratuite sans limite de volume — c’est l’alternative évidente. Private Internet Access apporte une non-conservation constatée en justice, malgré un siège américain.

Fiche technique : ce qui est publié, et par qui

Ces éléments sont vérifiables — ce ne sont pas nos mesures. Nous n’avons pas testé hide.me. Chaque ligne renvoie soit à un tiers (auditeur, tribunal, presse), soit à une déclaration de l’éditeur sur lui-même, et dans ce second cas nous le disons. Relevé le 1er septembre 2026.

Éditeur et juridiction
eVenture Limited, MalaisieImmatriculée à Labuan sous le numéro LL09685. Hors Union européenne et hors des alliances de renseignement anglo-saxonnes.
Dernière vérification indépendante
Securitum, rapport du 7 juin 2024Cabinet polonais, travaux du 19 mars au 6 juin 2024, produit examiné dans son état du 15 mars 2024. Le rapport est public, ce qui n’est pas le cas de tous ceux de ce comparatif.
Ancienneté de cette vérification
Deux ans et trois moisC’est la plus ancienne du comparatif. Le rapport lui-même rappelle que des audits périodiques sont nécessaires. Les pages de l’éditeur écrivent « cette année, Securitum a de nouveau confirmé » alors que le seul rapport publié date de juin 2024 : nous ne reprenons pas cette formulation.
Ce que cet audit ne couvre pas
Presque tout le restePérimètre limité : modélisation des menaces, revue des configurations, instantané d’un seul conteneur, entretiens et processus de déploiement. Ni les applications, ni l’infrastructure complète, ni un test de sécurité.
Serveurs sans disque
Annoncé une fois, contredit ailleurs chiffre de l’éditeurUn seul article d’aide l’affirme ; la page réseau parle seulement de clés cryptographiques en stockage temporaire, et l’audit décrit une image de conteneur persistante contenant un journal du démon VPN, sans données utilisateur.
Protocoles
WireGuard, OpenVPN, IKEv2, SSTP, SoftEtherCinq protocoles, davantage que tous les autres services du comparatif. PPTP et L2TP ont été retirés.
Coupe-circuit
Bureau, activé par défautPare-feu maison sur Windows et macOS. Sur mobile, via la fonction système de VPN permanent. Un article d’aide affirme une disponibilité sur toutes les applications, ce que la page produit ne confirme pas.
Redirection de port
Oui, applications de bureauDynamique, par UPnP et NAT-PMP.
Connexions simultanées
10 (1 sur l’offre gratuite)
Parc annoncé
Plus de 2 600 serveurs, plus de 92 localisations chiffre de l’éditeurLe nombre de pays n’est pas communiqué : 92 localisations ne se convertissent pas en 92 pays. Page non datée.
Nuance sur la non-conservation
Un journal temporaire de dépannage existeLa politique de confidentialité, en vigueur depuis janvier 2023, reconnaît un journal non persistant contenant un pseudonyme aléatoire et une adresse interne non publique, effacé toutes les quelques heures. C’est documenté et modeste, mais ce n’est pas « aucun journal ».
Rapport de transparence
AnnuelÉdition 2025 publiée en janvier 2026 : 9 demandes policières. Pas d’avertissement de mandat.
Applications ouvertes
Linux et routeurs seulementClient en ligne de commande sous GPL-2.0. Windows, macOS, Android, iOS et les extensions restent fermés.
Non-conservation confrontée à une procédure
Aucun cas documentéL’éditeur déclare que le cas ne s’est jamais présenté.
Offre gratuite
Sans limite de volume, sans inscriptionAucun compte ni adresse électronique demandés, ce qui est rare. Un appareil, huit localisations, débit bridé, serveurs streaming exclus.

Sources : Rapport Securitum 2024 (PDF) · Politique de confidentialité · Protocoles · Redirection de port · Rapport de transparence 2025 (PDF) · Offre gratuite.

Questions fréquentes

L’offre gratuite est-elle utilisable au quotidien ?

10 Go par mois couvrent la navigation et les usages occasionnels, pas le streaming régulier.

L’audit de hide.me est-il assez récent ?

Elle date du 7 juin 2024 et a été conduite par Securitum, un cabinet polonais. C’est la plus ancienne de ce comparatif, et son périmètre ne couvre ni les applications ni l’infrastructure complète. Si la fraîcheur de l’audit est un critère pour vous, ProtonVPN — vérifié en juin 2026 — ou NordVPN sont mieux placés.

Pourquoi la Malaisie ?

Le pays n’impose pas de conservation des données de connexion et ne participe pas aux alliances de partage de renseignement.

Combien d’appareils ?

Dix simultanément sur l’offre payante.

Comment nous établissons cet avis

Cet avis repose sur les spécifications publiées par l’éditeur, les rapports d’audit indépendants lorsqu’ils existent, la juridiction de la société et les tarifs affichés par l’éditeur, relevés le 8 septembre 2026 et susceptibles de changer selon les promotions en cours. Nous n’avons pas conduit nos propres mesures de débit ni nos propres tests de déblocage : le jour où nous le ferons, la méthode et les chiffres seront publiés ici. Quand un fournisseur ne communique pas une information, nous l’écrivons au lieu de l’estimer.

Les fournisseurs présentés sur cette page nous versent une commission si vous souscrivez via nos liens, sans surcoût pour vous. Cela ne change ni les spécifications, ni les prix affichés, ni la rubrique « Les limites ». Cela peut en revanche influencer l’ordre dans lequel les fournisseurs apparaissent dans nos comparatifs. Voir comment nous sommes financés.